Serge Anton est photographe d’intérieur pour de grands magazines de décoration internationaux, comme Architectural Digest, Elle Décoration et IDEAT. Il vit à Bruxelles, mais sillonne le monde depuis trente ans déjà.

De ses innombrables voyages en Afrique et en Asie, Serge Anton a ramené des photos d’intérieurs, bien sûr, mais aussi des portraits caractéristiques, visages exotiques témoins de lointaines cultures. « Les visages m’ont toujours fasciné », explique-t-il. « Tout comme les histoires qu’ils dissimulent. Inspiré par de nombreux reportages dans le monde de la décoration intérieure, le photographe Serge Anton a également voulu réaliser son propre projet.

Couleurs inspirées de la nature

Lors de la rénovation en profondeur de la villa Mon Désir, Serge Anton décide d’abattre plusieurs murs non porteurs et de remplacer les petites fenêtres par de larges ouvertures vitrées. Ensuite, il repeint toutes les pièces, du rez-de-chaussée au grenier. Serge Anton sélectionne une couleur de base ATL matin E4, un gris chaleureux, qui revient un peu partout dans la maison. Pour le grenier, il opte pour un blanc pur, afin de rendre l’espace plus vaste et plus lumineux.

Au premier étage, les trois chambres arborent une identité chromatique inspirée par la nature environnante : vert nature, ATL ombre B6, brun terre ATL ombre A4 et bleu ciel profond ATL denim A2, qui rappelle la couleur du lac de Sedan, tout proche. « La nature – c’est-à-dire les arbres, les pierres, l’eau – joue un rôle important dans ma vie. Il m’est de plus en plus difficile de retourner en ville. Elle est devenue bien trop frénétique et impersonnelle à mon goût. ».

ATL Denim A2

Levis Atelier

Mur Intérieur Effet Craie

ATL Ombre A4

Levis Atelier

Mur Intérieur Effet Craie

ATL Ombre B6

Levis Atelier

Mur Intérieur Effet Craie

Wabi Sabi

Serge Anton se dit particulièrement sensible au Wabi-Sabi, un courant philosophique japonais qui prône la beauté de l’imperfection et s’inspire du cycle naturel de la croissance et de la dégradation. « Pour être honnête, je trouve la perfection plutôt ennuyeuse », explique Serge Anton. « Les anciennes demeures ont bien plus de charme que les nouvelles. J’aime me mettre au défi d’insuffler une nouvelle vie dans un espace existant, d’en cerner l’âme. » C’est intentionnellement que les murs des chambres n’ont pas été peints jusqu’aux plinthes et jusqu’au plafond. L’idée était de leur donner un aspect non fini, qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Wabi-Sabi.